( lol !)
Feuilledecèdre sursauta quand le borgne jeta le batracien sur le comptoir. et elle resta interdite un instant. L'animal dépecé et les éclaboussures de jus d'entrailles qui maculaient maintenant sa tunique brodée ne la firent pas sourciller - on tirait d'excellentes lanière souples de ces petits intestins très utiles et quel indien saurait s'émouvoir d'un peu de jus de crapaud - mais la manière dont l'homme avait disposé de la bête la stupéfia.
Sans pouvoir se retenir, elle lui jeta un regard de reproche incrédule. Le crapaud avait donné sa vie. Bien sûr il avait choisi de la donner mais ce cadeau ne méritait t'il pas le respect et la reconnaissance ? Comment pouvait t'il le traiter ainsi sans aucun égards.
Elle ne ressentait pas de lien entre l'homme et la créature qui s'était offerte. Cette "non-relation" était vraiment très bizarre ... La petite indienne n'avait jamais rien vu de tel. Elle avait envie de mettre quelques grains de tabac dans la bouche du batracien par respect mais ce n'était pas elle qui avait prit sa vie. Elle se retint donc et tenta de reprendre contenance.
" Je ... je m'appeler Tsiouwi et je vouloir ça." dit elle en ne sachant trop quelle attitude adopter devant un homme qui n'appréciait pas le cadeau du crapaud.
Elle tendit un papier en piteux état ou on pouvait lire :
-De la mandragora predictora ou feuille de thé
-Un cristal de vérité
-Un miroir de la transparence (Miroir qui ne nous reflète pas mais qui renvoie une image ou une projection de nos pensées)
Elle regarda l'homme les yeux ronds. Elle était si troublée qu'elle ne pensa même pas à s'affoler à l'idée d'avoir un vrai miroir à elle.
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Pour comprendre pourquoi Tsiouwi ne comprend rien. Nos tentes sont rondes et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation. Les oiseaux aussi font leur nids en rond car leur religion est la même que la nôtre.
- Élan noir, Sioux, 1863.-