Arrivée au Dragoport
Le départ avait été planifié deux semaines après l'arrivée de la lettre d'inscription. Le temps de faire ses adieux à ses camarades de classes, d'inventer un bobard qui tienne la route pour expliquer sont absence prolongée et de permettre à sa maman de faire les préparatifs (trouver 3 semaines de chaussettes appareillées et de caleçons propres, assez de bonbons pour tenir un siège ainsi que un ou deux jouets en bois).
Le jour convenu tout le monde se leva aux aurores (sauf les deux jumeaux, Cassilda n'osa pas les réveiller de peur qu'ils ne répètent sur le dragon les exactions habituels qu'ils font subir au malheureux coq). Edrick mangea rapidement son petit copieux petit déjeuner tellement il était exité de voir enfin un dragon. « Un vrai qui crache du feu et tout et tout!!! avec des ailes et de la fumée qui lui sort des naseaux!!! » S'exlamait-il la bouche pleine,
« Et avec un peu de chance, il croquerait bien un petit garçon au petit déjeuner... En tout cas, cela me fera des vacances. » Lui répondit sa grande sœur Margali, puis rajouta. « Et en plus je pourrais même récupéré ta chambre devenue inutile pour me faire un salon... génial!!! »
« MAMAN!!!!!!!!! Y'a Margali qui... » S'écria Edric en lâchant sa cuillère,
« Ca suffit les enfants, on se dépêchent. Les dragons n'aiment pas attendre. Et il ne mangera personne. Sauf bien entendu si c'est le même dragon qui avait emmener Margali la dernière fois et qu'il se souvient d'elle... Au quel cas, je te rassure ce n'est pas toi qu'il mangera.» Dit son père Lerrys avec un petit clin d'œil à Margali qui devint livide et prétexta s'être fait une foulure pour ne pas accompagner tout le monde jusqu'à la pâture de derrière où devait arriver le dragon.
Un quart d'heure plus tard alors qu'Edric attendait avec ses parents au milieu d'une prairie. De fortes bourrasques de vent dissipèrent la brume matinale et révélèrent un grand dragon argenté ayant un curieux harnais sur le quel était accroché une petite nacelle.
Cassilda embrassa son fils tétanisé, lui mit dans les mains sa valise et son cartable « Enterprise » et le poussa en avant en lui souhaitant de faire bon voyage et de se faire pleins de nouveaux amis.
Edric se rapprocha timidement du dragon en lui jetant des petits coup d'œil anxieux. Puis s'humecta les lèvres, dégluti, leva la main droite la main ouverte avec le pouce séparé, l'index et le majeur réuni, de même pour l'annulaire et l'auriculaire. Et dit d'une voix hésitante « Euu... Permission de monter à bord?? »
Le dragon baissa la tête en clignant des yeux en signe d'invitation et lui montra l'échelle de corde du museau. Edric monta dans la nacelle et le dragon décolla alors que les parents d'Edric lui faisaient signe de la mains et lui criant des derniers conseils qui se perdirent dans le bruits des battements d'ailes du dragon.
Le vol fut de courte durée, pas plus d'une demi-heure. Mais cela lui permit de voir la campagne et les forêts s'éveiller en même temps que le soleil tout en lui donnant un sentiment de pleine libertée. Alors que les montagnes commençaient à se dessiner à l'horizon le dragon amorça sa descente signe qu'ils étaient arrivé dans sa nouvelle école, là où il passera toute une année sans revoir sa mère, son père, ses deux petits jumeaux. Mais il se réconforta un peu en se disant qu'il ne reverrait pas non plus Margali pendant se temps là. Et que cette année non plus il ne verra pas les montagnes qu'il venait juste d'apercevoir. * Plus tard peut-être...*
Le dragon toucha le sol et mis fin a son court moment de mélancolie. Edric descendit ses bagages et remercia le dragon « Ce fut un plaisir d'avoir fait ce vol avec vous, Capitaine » Le dragon hocha de la tête et s'en alla de la piste laissant seul Edric qui se souvint, tout à coup avec effroi, ce que lui avait dit sa soeur...
« Tu verra le comité d'accueil n'est pas trop méchant, les dernières années viennent tous ensemble et te font passer quelques petites épreuves... Ne t'inquiètent pas les pustules bleues purulentes disparaissent toutes seules après deux mois, si tu a de la chance... Et les dents... Ba! L'infirmière est très compétente, ne t'inquiète pas frérot. »
Il attendit donc avec inquiétude son destin, en tordant la poignée de son cartable, ...