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 Enfin seuls...Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Elisabeth Eidos
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MessageSujet: Enfin seuls...   Mer 21 Nov - 0:45

Elisabeth entraînait Edward, ne réalisant pas qu'elle forçait presque son pas en marchant vers le jardin d'hiver de l'école.
Elle avait tellement hâte qu'ils se retrouvent tous les deux, qu'ils puissent profiter d'eux, simplement, sans craindre le regard d'un professeur, ou la jalousie d'une dragonne, ou encore de croiser un élève...

Le jardin d'hiver était un lieu qu'Edward ne devait pas connaître, ou absolument pas de la même façon qu'il le verrait là. Il avait été complètement restauré, et reconstruit, car à l'époque de leur scolarité, il était condamné, envahit par un lierre sauvage et agressif, qui attaquait quiconque essayait de le couper et qui avait fait des lieux une jungle invisitable. Un détachement tout spécial du ministère avait pu supprimer le lierre et nettoyer complètement l'endroit.
Aujourd'hui, c'était un lieu magnifique.

La porte d'entrée vitrée laissait déjà voir les tâches vives de couleur que formaient les plantes variées.

Elisabeth pointa sa baguette vers elle et elle disparut dans un mouvement fluide, le temps de les laisser passer. Une fois entrés dans le jardin, la porte réaparut dans leur dos.

La première chose qui frappait était l'odeur. Les fleurs avaient des parfums agréables et particuliers et les détours le longs des allées faisaient s'enchaîner différents plaisir olfactifs.
Ensuite, c'était les couleurs vives.
En cette nuit de Noël, la lumière qui s'étaient allumés sur les deux visiteurs étaient légère, douce, absolument pas vive, comme si la magie des lieux savait qu'Elisabeth et Edward cherchaient un lieu de calme et de sereinité.

Elisabeth ferma les yeux pour écouter le clapotit de l'eau du bassin. Il y avait quelque chose des jardins japonnais, le "zen" sûrement...

Eli se tourna vers Ed pour lire dans ses yeux si lui aussi se sentait bien en ces lieux.

"Préfères-tu aller ailleurs..?" demanda-t-elle dans un sourire.
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Edward Elminster
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Dim 25 Nov - 1:09

Eli courait presque à présent. Ils arrivèrent enfin devant la porte des jardins d'hiver. En effet ce n'était plus comparable à ce qu'avait pu en voir Ed dans sa jeunesse. Il avait été entièrement restauré, et paraissait impeccablement entretenu. La porte vitrée laissait transparaître le contraste fascinant de plantes aux teintes les plus variées. Eli le tenant toujours par le bras, et ralentissant enfin, Edward put contempler la mosaïque qui s'avançait vers lui.

Mais Eli ne voulait point s'arrêter, elle fit disparaître la porte le temps qu'ils passent, puis ils furent enfin environnés de plantes multicolores. Mais avant de pouvoir noter ce qui l'entourait, Ed fut frappé par les senteurs qui se répandaient en vagues suaves tout autour d'eux. Les narines frémissantes, Edward laissa la fraîcheur du lieu le faire frémir. Se rapprochant d'Eli, il laissa la sérénité du lieu l'envahir.

Elle se tourna alors vers lui et posa une question de pure forme, pour le taquiner. Il lui rendit son sourire, ses traits s'illuminant dans la pâleur nocturne.

"Je ne désire être qu'à un seul endroit..."

Ed pouvait sentir la chaleur corporelle dégagée par son amie. Il avait une conscience aigüe du contact de ses doigts contre la peau de son avant-bras, le léger chatouilli que cela lui procurait n'était rien comparé à son trouble profond. Il prit alors une inspiration, l'air frais lui faisant du bien. Relâcha un peu d'air puis...

"... Avec toi."

Il avait dit ça en plongeant son regard dans celui de la belle. Par un réflexe instinctif, il avait pris les mains de la jeune femme dans les siennes, et les caressait doucement. Toute la douceur du monde était contenue en cet instant dans ses prunelles.
Doucement, il rapprocha son visage de celui d'Eli, s'arrêtant à quelques centimètres...
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Elisabeth Eidos
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Lun 26 Nov - 18:25

Elisabeth aimait se rendre dans le jardins d'hiver régulièrement. Elle y faisait pousser quelques espèces parfaites pour l'élémentarisation et venait ici pour les entretenir et les contrôler, mais elle venait aussi laisser en ces lieux sa fatigue et son mal être.
Quand ce n'était pas une potion de madame Poivron, c'était cet endroit qui pouvait l'apaiser.

Aujourd'hui qu'elle s'y trouvait avec Ed, ce lieu lui semblait encore plus beau et agréable.
Elle s'y sentait tellement bien, et tellement mieux en sa compagnie.

Son coeur se remit à battre plus vivement, sentant la proximité d'Ed qui lui répondait.

Elle plongea dans ses yeux et se fit plus pressante sur son bras. Il parla et elle regarda ses lèvres bouger sans entendre précisément ce qu'il disait. Les mots volèrent à ses oreilles, assourdis et indistincts, ironiques presque. Comme si le bonheur palpable qui émmanait de l'endroit rendait l'air plus dense et l'atmosphère assourdie.
Elisabeth pourtant comprit chaque mot distinctement, mais d'une façon étrange. En fait, c'est chaque parcelle de son être qui capta chaque parole, leur signification, leur conséquence.
Etait-ce leur complicité qui faisait qu'elle le comprennait sans l'entendre? Etait-ce ses propres pensées, jumelles à celle de son compagnon qui lui faisaient savoir ce qu'il dirait?

Elisabeth laissa Edward lui prendre les mains et sourit à la caresse de ses doigts sur elles.

Elle regarda ses yeux et prit tout ce qui s'en dégageait avec délice.
Edward s'approcha alors de son visage, laissant uniquement quelques centimètre entre eux. Elle respira avec lui, partageant un instant exactement le même air.
Ses lèvres s'entrouvrirent et elle gagna un centimètre vers son cavalier.
Tout à l'heure c'était elle qui avait réduit la distance entre eux, prête à se donner entièrement et retenue au dernier moment par Kaséïope.
En cet instant elle n'osait franchir les quelques ultimes centimètres qui restait, bloquée par tant d'année de retenue, de douleur et de solitude.
Elle fixa ses yeux et l'attendit, priant pour qu'aucune autre intervention extérieure ne vienne gâcher cet instant.
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Edward Elminster
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Lun 3 Déc - 14:35

(vite avant qu'Ocki vienne encore y mettre son nez XP)

A chacun de ses gestes, Eli répondait par son complément. Un lien invisible liait chaque pas, chaque respiration, chaque mouvement que l'un ou l'autre pouvait effectuer. L'avancée de leurs bouches semblait inexorable, et la rencontre paraissait inéluctable.
Un temps infini s'écoulait entre chaque millimètre réduit, et pourtant le temps figé s'étirait lui aussi, de sorte que l'instant perdurait sans jamais perdre de son éclat, sans jamais laisser s'échapper de sa substance.

Cette fois-ci, c'était Edward qui avait initié le mouvement, repris sans hésitation par Eli. Mais celle-ci attendait que le jeune homme concrétise lui-même la fin d'un voyage, et le début d'un autre. Sous ses doigts frémissait la peau de son aimée. Leur souffle n'était plus qu'un en cet instant, et jamais Ed n'avait respiré air plus pur, et pourtant empli d'une saveur presque interdite qui faisait palpiter ses entrailles.

Pouvant sentir les pulsations résonner dans chaque fibre de son corps, il fit la seule chose qu'il pouvait encore faire. Son esprit était incapable d'émettre une autre pensée cohérente que celle qui l'étreignait entièrement, sans compromis.
Quels qu'aient été ses plans quelques heures plus tôt, ils n'avaient plus aucune prise sur lui.

La seconde s'étira, enfla comme une bulle de savon irrisée, irradiant le centre de son être. Le décor s'effaça, ne restait plus qu'Eli, sa chaleur, la douceur de sa peau, la profondeur de son regard.
Puis la bulle éclata, et au moment où les lèvres d'Ed entrèrent en contact avec celles de son amour, il sombra dans ses yeux.

Le temps doucement se remit en marche...
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Elisabeth Eidos
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Jeu 13 Déc - 17:46

Eli avait plongé dans les yeux d'Ed et lisait en lui avec delectation. Autour de son visage qu'elle voyait nettement, il semblait n'être présent qu'un brouillard confu, comme si le monde, lui, vivait de façon accélérée, n'atteignant pas la bulle de leur bonheur où la en revanche le temps n'existait plus.

Elisabeth s'engouffra d'avantage dans les bras de son cavalier et, si possible, les choses se ralentirent d'avantage. Cet instant serait bientôt transformé en un souvenir des plus précis et des plus délicieux, ainsi le temps aida Elisabeth à y voir chaque détail. Le battement de cil d'Ed, son visage s'approchant lentement, les picotements dans ses propres joues à la coloration des pigments de sa peau.
Son souffle enfin, de plus en plus proche, et l'inévitable rencontre qui arrivait.
Le plaisir déjà présent à la simple idée de ce baiser qu'elle allait recevoir. Le plaisir déjà présent à la simple idée de ce baiser qu'elle allait donner.

Les lèvres d'Edward effleurèrent les siennes, et Elisabeth frémit de tout son être. La surprise passée de la fraîcheur de sa bouche qu'elle n'avait pas appréhendée, elle ne garda que la joie de l'embrasser.
Si Edward plongea dans ses yeux, rapidement, Elisabeth ferma instinctivement les deux fenêtres de son regard,gagnant une obscurité délicieuse.
Eli ferma ses bras autour d'Ed, ajoutant au lien de leurs lèvres une étreinte remplie de tendresse.
Si plusieurs fois leurs rencontres avaient été interrompues par la vie du château, en cet instant précis, rien ne pouvait les séparer, les déranger, et quand bien même le temps s'était remis en marche, ils étaient deux pour l'appréhender, ils étaient ensemble pour écrire leur histoire dans ce monde là.
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Edward Elminster
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Mer 2 Jan - 17:01

Les lèvres d'Eli d'abord. Douces, accueillantes, elles furent comme une vague de chaleur et de tendresse qui se répandit tout contre celles d'Edward. Peut-être mourrut-il alors, car ses sens lui furent arrachés, et il se retrouva suspendu dans le néant par ce baiser, et le bonheur de cet instant recouvrit tout.

Lorsque la vue lui revint, Eli avait fermé les yeux, toute abandonnée à leur baiser, et elle avait refermé ses bras autour de lui, l'enlaçant tendrement. Il ne savait comment, mais ses bras, ses mains s'étaient déplacés d'eux-mêmes, autour de la taille de son aimée. Comme s'ils craignaient que quoi que ce soit puisse les arracher l'un l'autre en cet instant si particulier.

Mais Ed était calme à présent. Une sérénité telle qu'il n'en avait jamais connu s'était emparé de lui. Ce n'était pas le calme froid, presque inhumain, dont il savait faire preuve lors des situations les plus dangereuses. Ni le calme qui accompagnait les moments de triomphe, et donnaient l'illusion que l'on était tout puissant. Pas plus que le calme auquel aspirent les ascètes là-haut à l'abris de leurs rochers, dans les monts désertiques.

C'était une sérénité qui prenait sa source à l'intérieur de lui-même, et qui irradiait en lui, comme un fleuve qui jamais ne se tarissait, et auquel chacune des fibres qui le composaient pouvaient puiser. Il sentait cette chose enfler, rayonner en lui-même. Il lui semblait que sa peau picotait, mais ce n'était pas désagréable, bien au contraire.

De nouvelles ramifications semblaient s'être fait jour entre lui et Eli. En cet instant, ils n'étaient plus deux, mais un seul être bicéphale, dont les ramifications sensorielles étaient repliées sur lui-même, en un cocon protecteur.

Edward ne sut dire combien de temps dura le baiser. Le temps n'avait plus prise sur eux. Lorsqu'enfin il recula légèrement, séparant leurs lèvres, il lui sembla qu'une éternité avait passé sans qu'il prenne une seule respiration.
L'air frais qui passa dans sa gorge ajouta une nouvelle dimension à la saveur épicée de leur étreinte. Sans qu'il y pense, un sourire naquit sur ses lèvres.

Il rayonnait, et tant pis s'il avait l'air un peu niais, bien loin des stéréotypes de héros qui embrassaient leurs belles à bras le corps avant de présenter aux journalistes (féminines de préférence) un sourire férocement colgaté, grâce auquel il conquérait leurs coeurs un instant plus tard... Cela, il le laissait à de tristes personnages comme Narcisse !

Eli reposait toujours dans le berceau de ses bras. Il la contemplait, comme s'il la voyait pour la première fois. Il était revenu à Elementia pour aider une amie, et voilà qu'il avait trouvé... Cela aurait dû lui faire peur, mais il se sentait bien, heureux, complet.
Il avait envie de prolonger à jamais cet instant, mais il commençait à sentir la fraîcheur de la nuit sur sa nuque. Et Eli qui n'était vêtue que d'une robe...
Ed brisa alors le silence.

"Il commence à faire frais. Que dirais-tu d'aller finir la nuit dans un lieu plus douillet ?"

Loin de lui l'idée de suggérer quoi que ce soit de plus...
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Elisabeth Eidos
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Lun 3 Mar - 13:28

(pardon Ed pour le retard conséquent lol)

Le voyage d'Elisabeth fut langoureux, délicieux et sa tête lui tourna comme après un verre de vin moelleux. Elle avait pleuré, elle avait laissé s'ouvrir son coeur et maintenant que leurs lèvres s'étaient trouvées, elle exprimait dans son baiser son ultime libération.

Edward était tendre, délicat et ses lèvres étaient douces. Quand leur étreinte s'éteignit, Elisabeth ne quitta pas ses bras. Si leurs lèvres avaient retrouvés une certaine indépendance, Eli resta lovée au creux du cou d'Edward, le respirant lentement.

Elle sentait son regard posé sur elle, carressant et protégeant. Dans ses bras elle n'avait plus de doutes et cet instant était le plus serein qu'elle vivait depuis, il lui semblait, une éternité.

Son regard était vague, observant au loin devant eux les fleurs des jardins couverts.
L'odeur forte des jardins ne lui parvenait plus. Elle ne respirait que celle du cou d'Edward, celle de ses cheveux, et la globale senteur du bonheur.

L'apaisement laissa place à un certain épuisement. Trop d'émotion rendait la directrice soudain flageollante. Elle s'était sentie perdue, agacée, paniquée, puis protégée, effleurée de nouveaux sentiments, elle avait lâché de ses protections, elle avait pleuré, elle avait commencé à aimer, tout cela constituait un flot d'émotions vives qui la laissait presque vidée.

Edward du sentir sa cavalière s'enfoncer un peu plus dans ses bras, les yeux papillonant car il proposa alors de quitter l'endroit pour un lieu plus douillet, et d'y finir la nuit.

Elisabeth releva la tête vers Ed, un sourire délicat sur les lèvres.

"Tu crois que je trouverai plus douillet que tes bras...?"

Son sourire grandit et elle profita quelques instants encore de son doux nid, ne s'imaginant pas le quitter.
Elle se redressa ensuite, enfin, réprimant un baillement et grimaçant de regret de devoir quitter ce cocon si agréable.

"Tu as raison, il fait frais..."

Hors des bras d'Edward, elle sentit la fraîcheur du soir et frissonna. Elle se frotta les bras où sa peau frissonnait avec elle.
Elle regarda autour d'elle comme si elle se devait de retrouver des repères. Les jardins couverts, le château...
Elle commença à évaluer le chemin à parcourir pour rejoindre sa chambre et en soupira d'avance.
Pourquoi fallait-il que ces instants si précieux ne soient pas éternels? Elle y aurait passé sa vie, elle, dans ses deux bras forts et agréables. Pourquoi le temps les rattrapaient-t-il déjà? si vite...

Elle bailla, cette fois, la fatigue ayant raison d'elle.
Elle se releva alors, rassemblant son courage pour briser plus franchement ce moment privilégié et tendit ses mains vers Ed avec un sourire.

"On y va...?" dit-elle alors, sans en fait savoir où ils allaient.
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Edward Elminster
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Lun 5 Mai - 23:01

(Euh... Tu disais ? XD)

Comme une réponse muette anticipant les paroles d'Edward, Eli s'était faite plus lourde, plus immobile dans les bras de son cavalier. Alors que la nuit semblait être à eux un instant auparavant, elle paraissait à présent resserrer ses sombres ramifications autour des deux jeunes gens. Pas jusqu'au point d'en devenir oppressant, mais toutefois suffisamment pour leur rappeler sans équivoque que toute chose a une fin. Et à plus forte raison les choses les plus agréables.

Le froid, la fatigue, la tension accumulée ces derniers temps, tout cela retombait à présent sur les épaules de la jeune directrice. Cela, Edward ne le voyait que trop bien. Encore blottie tout contre lui, Eli se gorgeait de sa chaleur, s'accrochant à ce dernier roc. Tout du moins telle était la façon dont on pouvait le percevoir.

A la réponse taquine qu'elle fit à sa question, Edward sentit son sourire s'élargir. Il adorait quand son... amie ? Sa petite amie ? Bref, lorsqu'Eli devenait pétillante comme cela, il entrevoyait la petite fille qu'elle était encore, et cela lui réchauffait le coeur.

Puis, comme on quitte la proximité d'un feu de bois crépitant, Elisabeth se retira, laissant contre le torse d'Edward une absence béante. Tapie comme une bête, presque plus palpable que le sol sous ses pieds, Ed pouvait sentir celle-ci qui aspirait sa chaleur. Puis tout comme elle était apparue, elle ne fut plus là. Il ne restait plus que la fraîcheur nocturne, saisissante, vivifiante. Et qui faisait ressortir la fatigue.

A un pas d'Edward, Elisabeth se mit à frissonner, frottant ses bras comme pour faire fuir les spectres de la nuit qui l'assaillaient de leurs crocs gelés. Sa tête se tournait lentement d'un côté et de l'autre. Sortis de leur rêve éveillé, les deux jeunes gens étaient bien obligés à présent à reprendre contact avec la réalité, à retrouver des repères bien connus, pour s'assurer une prise sur le monde réel... S'assurer que ce n'était pas un autre rêve !

Dans un baillement impossible à réprimer, la jeune femme exprima au grand jour (^^") l'envie de son corps de prendre du repos. Ce que son cavalier pouvait tout à fait concevoir - et auquel il agréait, qui plus était.

Puis, bien décidée à être royale jusqu'au bout des ongles, Eli se campa fermement (du moins le plus fermement possible...) sur ses deux pieds, et offrit à son cavalier ses deux mains tendues, auquelles venait se joindre un sourire charmant. Et une proposition pour quitter les lieux sans plus tarder. Et se diriger vers... Vers quoi au juste ? Pour l'instant, le lieu était resté indéterminé entre eux. Eli le savait-elle ? Et lui, Ed, le savait-il ? Excellente question...

Acceptant les mains de sa bien-aimée, les accueillant dans les siennes, il les réchauffa, caressant doucement le dessus de ses mains d'un geste tendre des pouces. Attirant alors à lui la jeune femme, il passa son bras sous le sien, déposant un léger baiser sur son front, près de sa tempe...

Ils partirent alors doucement, Edward réglant son pas sur celui de sa cavalière, rayonnante malgré sa petite mine. Et tandis qu'ils glissaient vers la sortie sans autre musique que le bruissement du vent sur les arêtes du château, l'inspiration vint à traverser l'esprit empli de félicité du brun jeune homme. Tout d'abord un murmure, sa voix s'éleva, murmurante, chuchotante, audible uniquement de sa belle.

"Je suis la plume dans le vent
Balloté par les éléments
Je suis l'oiseau ici et là
Je suis l'ombre sous le toit

Puis vient le jour impromptu
A une requête j'ai répondu
Mon coeur m'appelle je le sais
A tes côtés il est en paix..."


Tandis que les mots sortaient comme happés hors de sa bouche, Ed promenait son regard à la lisière de celui de son aimée. Sans toutefois oser croiser directement le puits de son âme, il désirait voir l'impact qu'auraient ces quelques vers sur la jeune femme à son bras... Alors qu'ils venaient d'arriver devant la porte de la serre... Un dernier parfum entêtant refit surface, comme une invite du jardin pour se rappeler l'éventail des mérites qu'il offrait à se visiteurs...


(ouh c'est dur de reprendre ! C'est très moyen tout ça mais si je ne poste pas maintenant jamais on ne finira ! ^^')
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MessageSujet: Re: Enfin seuls...   Lun 12 Mai - 23:51

(une réponse tous les deux mois...on peut dire que je prends de l'avance! Il faut finir ^^)

Edward attrapa les mains d'Elisabeth, en profita pour les réchauffer d'une caresse et bientôt Eli fut lovée contre lui, un bras sous le siens, un baiser posé sur sa tempe et leurs pas s'accordant sur un même rythme. Elisabeth profita de cette marche dans le cadre fleurit et idéal des jardins couverts mais elle ne s'attendait pas à ce qu'elle fut enrichie de la poésie d'Edward.

Citation:
"Je suis la plume dans le vent
Balloté par les éléments
Je suis l'oiseau ici et là
Je suis l'ombre sous le toit

Puis vient le jour impromptu
A une requête j'ai répondu
Mon coeur m'appelle je le sais
A tes côtés il est en paix..."


Les mots auraient peut-être pu s'envoler dans les jardins, aller se poser sur les feuilles des diverses plantes, sortant comme des halos de fumée de la bouche d'Edward, ou encore juste s'éteindre à peine prononcés, ne marquant aucune empreinte dans le temps mais en fait, les mots de ce poëme semblèrent avoir une magie. Il pénétrèrent tout l'être d'Elisabeth et venir se murmurer encore une fois à son oreille. Il les avait dit, son coeur les lui répétait alors.
Elle n'avait pas sentit le sourire naître sur ses lèvres, il était pourtant là.
Eli regarda Edward et voulut parler mais sa bouche s'ouvrit sur le silence. Si lui avait su faire rimer ses pensées, elle ne parvint pas à exprimer les siennes. Elle aurait pourtant pu elle aussi lui parler de la propre paix de son coeur, maintenant qu'il était là. Elle se contenta de sourire de nouveau, les yeux brillants et d'embrasser le coin des lèvres d'Edward, comme un baiser à ses mots.
Elle ne parvenait pas à parler et elle sentait que des mots maladroits n'avaient rien à faire pour le moment en cet instant. Son coeur lui souffla une nouvelle fois le poëme d'Edward et ses yeux se fermèrent pour en profiter mieux.
Elle saurait lui répondre, seulement cela se ferait plus tard.

La porte devant eux les attendait. Est-ce que la franchir une nouvelle fois aurait l'effet inverse que précédement...? Est-ce que la magie, l'amour, la félicité disparaîtraient avec l'aparition d'un simple et presque sinistre couloir? Ou bien est-ce que ce couloir aura lui aussi l'air brillant, grandit et magnifique par cette délicate émotion qui était née ce soir?

Elisabeth poussa la porte battante d'une main, gardant l'autre sous le bras d'Ed. Il devrait pousser lui même l'autre moitié de porte pour passer.

L'odeur du couloir, opposée à celle, forte et envoûtante des jardins sembla lui rappeler ses devoirs, ses contraintes, mais Edward à son bras, elle sentait que les choses seraient plus simples, plus facile car après tout cela, il serait là.

Elle ne savait si il était raisonnable de ressentir cette évidence en elle, cette absence de doutes mais le fait était là, elle n'allait pas pour le moment aller contre.

(A toi... ailleurs!)
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