| | Un sapin de noël et sa cavalière | |
| | | Auteur | Message |
|---|
Elisabeth Eidos Directrice d'Elementia

Inscrit le : 02 Juin 2004 Messages : 2626 Carnet du sorcier Humeur actuelle: En bourse: Trait particulier visible actuellement:
| Sujet: Un sapin de noël et sa cavalière Ven 11 Mai - 22:47 | |
| Elisabeth sentait son appui sur Edward prendre tout son sens et le léger mal de crâne qui l'avait saisie après sa préparation précipitée commença à s'attenuer doucement. Les yeux d'Ed posés longuement sur elle ne la gênaient bizarrement pas. Elle lui rendit son regard et lui sourit, pleine d'une nouvelle confiance. Le professeur sembla gêné et elle perdit un peu de cette confiance, ne s'attendant pas à voir ce trouble chez celui qu'elle voyait en ce moment comme son roc, son soutiens évident. Il parvint même à la faire rougir de nouveau et elle réalisa que la soirée serait finalement pleine d'émotions variées. Elle ne pourrait pas, pour une fois adopter une ligne de conduite unique, comme souvent. Elle avait toujours trouvé une certaine assurance dans l'idée d'un comportement unique, planifié et connu, et sentir les tréssauts de son coeurs, les changements de couleurs de ses joues, le leger tremblement de ses mains, tout cela était nouveau. Nouveau...et à la fois effrayant, et enivrant...
Elle avait fermé la porte derrière elle et ses pas se joignirent à ceux de son ami pour prendre un rythme régulier, dans les couloirs. L'unisson dont Edward et elle faisaient preuve était assez comique. Comme un pas militaire répété depuis toujours mais surtout provoqué par une certaine crispation inévitable. Au détour des couloirs, Eli se détendit. Son bras se fit plus lourd sur celui d'Edward et elle marcha d'un pas moins réfléchi.
Ensemble ils arrivèrent bientôt dans les jardins. En chemin, ils avaient rencontrés quelques élèves, tous plus bien habillés les uns que les autres. Elisabeth avait senti quelque crispation à chacune de ces rencontres qui forcément était un instant pour la juger, ou la jauger.... Elle avait sourit, laissant les regards couler sur le couple qu'elle formait avec Edward, sachant que les élèves sauraient en faire des potins et des annecdotes mais ne voulant pas afficher de faux sentiments! Elle n'avait pas honte, elle était juste un peu déroutée de soudain montrer à son école un comportement loin de celui qu'elle avait toujours affiché.
Une fois dans les jardins, elle souffla légèrement. Sentir la fraîcheur apaisa ses dernières angoisses et elle réalisa alors son mutisme.
Elle se placa devant Edward, et ajustant sur ses épaules son étolle, elle recommença à parler, sa voix formant un petit nuage de vapeur.
"J'ai l'impression que ce soir, nous allons légèrement faire parler les gens... les élèves ne s'attendaient peut-être même pas à ce que je vienne vraiment au bal..."
Elle frissonna légèrement, sentant la température chuter rapidement et le rouge qui lui monta aux joues n'était que celui du froid qui la gagnait.
"Tu te souviens, Ed...?" demanda-t-elle soudain...
Elle laissa son regard errer vers le fond des jardins.
"Ce noël... j'étais en première année... tu te souviens des rennes argentés?"
Elle sourit.
"Ca a du peut-être te paraître bête, toi qui était plus grand, mais ce premier Noël à Elementia, ça a vraiment été...magique..."Il lui semblait être de nouveau assise dans la neige, dans ces même jardins, bien des années auparavant, et soudain, réentendre les grelots. Chaque rennes brillait d'un argent somptueux, la race magique était rare et si belle sur une neige immaculée.
Son père alors était apparu, aussi agité qu'un enfant, faisant venir les rennes et invitant les élèves à caresser leur pelage porte bonheur. Certains avaient même pu en chevaucher!! Elisabeth n'avait pas eu cette chance mais elle l'avait tellement rêvé qu'il lui semblait aujourd'hui qu'elle connaissait la sensation que cela aurait fait. "Tu t'en souviens...?" murmura-t-elle comme pour elle même. Elle souriait, semblant presque voir planer l'ombre de son père sur les lieux.
Un coup de vent se leva soudain faisant s'envoler son étole... et la ramenant brusquement à la réalité. Elle leva les yeux pour chercher où le tissu s'était perché, essayant de chasser l'idée stupide que ceci, était... un signe... _________________ Non, je ne verserai pas une larme papa...
 |
|  | | Edward Elminster Professeur de magie noire

Inscrit le : 30 Juin 2006 Messages : 312 Carnet du sorcier Humeur actuelle: En bourse: Trait particulier visible actuellement:
| Sujet: Re: Un sapin de noël et sa cavalière Sam 12 Mai - 13:32 | |
| Eli n'ouvrit pas la bouche sur le chemin qui les mena elle et Edward jusque dans les jardins. Ne sachant que dire pour briser le silence, le nouveau professeur garda les lèvres closes. Malgré la détente visible de la jeune femme à son côté il sentit que la tension n'était pas encore totalement tombée, et ce sentiment était renforcé à chaque élève ou groupe d'élèves qu'ils croisaient. Il faisait de son mieux pour ne pas prêter attention aux regards qui devaient se poser sur eux, mais il se doutait bien que des rumerus risquaient de se répandre... Mais enfin c'était lui qui avait choisi d'inviter Eli, il ne voyait donc pas lieu de s'en plaindre. Ce n'était pas comme s'il n'avait pas prévu pareilles attentions...
Une très légère brise se fit sentir, et ils ne tardèrent pas à déboucher dans les jardins. Cette petite marche avait fait s'évanouir l'anxiété qui avait pesé sur eux l'instant d'avant. En réponse à la déclaration de son amie, comme quoi sa présence allait faire parler d'elle, il ne put s'empêcher de répondre.
"Un bal sans toi n'en serait pas vraiment un... Je suis certain que tout le monde espérait que tu y participes."
Eli parla alors de son premier Noël au château, et son émotion la transportait visiblement. Elle redevenait la jeune fille émerveillée et douce qu'elle était au fond d'elle-même. Ses paroles lui faisaient revivre ces moments heureux, lui apportant apaisement et réconfort. Edward savait qu'il aurait dû répondre sans attendre, mais il craignait de briser l'enchantement qui se déroulait sous ses yeux. Les yeux un instant dans le vague, perdue dans ses pensées, Eli parut même oublier sa présence. Le jeune homme savait qu'il fallait qu'elle se rende compte que l'esprit de Lord Eidos vivait encore dans ces lieux, et l'avait accompagnée pendant toutes ces années. Elle avait le sourire aux lèvres, et les joues rosies par la fraîcheur nocturne. Elle était si belle en cet instant qu'on aurait dit une poupée de porcelaine. Si belle et si pure...
Un souffle de vent ramena les deux jeunes gens à la réalité. L'étole d'Elisabeth fut emportée par le tourbillon et se retrouva perchée à une branche haute, qui était entièrement dénudée de son feuillage. Edward quant à lui cacha son trouble en cherchant la pièce de tissu avec son amie. La repérant le premier, il dut sortir sa baguette pour la ramener à portée de main sans risque qu'elle ne se déchire. Il se débrouillait assez bien avec l'élément aérien...
"Tiens, remets-la ou tu vas attrapper froid..." lui murmura-t-il.
Il ferma la bouche, la rouvrit, la referma à nouveau avant d'oser se lancer. Les mots d'Eli résonnaient encore dans sa tête... "Tu te souviens, Ed... ?"... Ed...
"Si je me souviens de ce Noël... Bien sûr ! Pas pour les mêmes raisons sans doute, mais oui, je me souviens des rennes argentés... J'étais en quatrième année à ce moment-là... Nous ne nous connaissions encore que peu bien sûr... Tu ne t'en souviens peut-être pas, mais je n'ai pas pu cette fois participer aux festivités. J'étais puni, tu te souviens ? Une punition parmi tant d'autres et pourtant... Je peux dire que j'ai eu chaud à ce moment-là. En fait, je ne devais pas être très présentable. Je me demande encore ce qui a permis de nous rapprocher par la suite..."
C'était à Edward à présent de partir dans ses souvenirs... Ce Noël-là...
"Ce Noël-là j'ai malgré tout vu les rennes. Je devais m'occuper de leur distribuer leur fourrage. C'était l'une des nombreuses tâches que ton père m'avait imposées... Il faut dire que ce que j'avais fait... Je ne sais pas si tu as eu des échos... C'était pendant un cours de métamorphose. Tu te rappelles ce professeur au crâne aussi chauve qu'un oeuf ? Je me suis arrangé pour dessiner des cercles magiques sous chacune des tables, juste en dessous des encriers. A mon signal une connexion entre tous les cercles s'est établie, et j'ai fait jaillir l'encre de la table la plus proche du professeur. Il s'est retrouvé avec peint sur le visage un masque tel ceux qui étaient utilisés par les dramaturges grecs... Etrangement ça ne lui a pas plu... Après une rapide interrogation de l'élève à qui appartenait la table, sous les hoquets de rire du reste de la classe, le prof a découvert qu'il n'y était pour rien et que les cercles magiques y étaient pour quelque chose. Cependant il fut incapable de déterminer lequel avait provoqué ça."
Edward eut un petit sourire contrit. Il pouvait être assez fier de ses talents dans le domaine du brouillage magique...
"Il a alors dit qu'il allait punir toute la classe s'il ne découvrait pas qui était le responsable, et qu'il ferait de toute façon appel à Lord Eidos pour avoir le fin mot de l'histoire. Je ne voulais pas d'une punition collective, je savais qu'il me soupçonnait déjà, et que ton père verrait clair dans mon jeu, alors je me suis levé et j'ai déclaré que c'était moi qui avais fait ça. Il a alors clos la classe et est allé avec moi rendre visite à ton père... Une fois encore... Lord Eidos ne savait pas quoi faire de moi, et ne comprenait pas pourquoi je faisais ça. Il n'a jamais cherché à m'enfoncer, mais il n'a pas mâché ses mots... Nous étions le 5 décembre, j'ai eu droit à des travaux d'intérêt général jusqu'à la Saint Sylvestre, avec interdiction de rentrer dans ma famille pour Noël, et beaucoup des tâches qui m'étaient assignées chaque soir après les cours devaient se faire sans magie... Mais j'avoue que je le méritais sûrement... Et au final tout ce que j'ai pu faire s'est révélé utile par la suite... J'ai été aussi interdit de festivités. Je me souviens que le soir de Noël j'ai dû servir aux cuisines..."
Le jeune homme poussa un profond soupir.
"Apparemment ça ne m'a pas vraiment servi de leçon..."
Aujourd'hui qu'il était de retour en tant que professeur il avait un peu honte de ce qu'il avait fait.
"Mais je comprends que pour un premier Noël au château les cela t'aie paru magique. Et tu n'as pas vraiment changé... Il reste en toi a petite fille qui est arrivée ici en première année... Je me souviens, à ton arrivée. Tu étais la fille de Lord Eidos alros forcément... Certains voyaient déjà en toi une sorcière de légende. D'autres n'avaient pour toi que mépris et pensaient que ta réputation faisait de toi une poupée sans talent. D'autres encore voyaient en toi une adversaire. Être dépassé par une fille révulsait beaucoup de monde... D'autres voulaient entrer en compétition avec toi, d'autres encore avaient peur de toi, d'autres te vouaient une rancoeur profonde - pourquoi ce n'étaient pas eux à ta place ?... Finalement personne n'est resté insensible à la petite fille rieuse qui intégra la maison Aqua..."
Edward ne savait pas vraiment ce qui l'avait mené à cette discussion, mais il ne s'en rendit compte que lorsqu'il eut fini de parler. Son teint vira alors au rouge et il détourna les yeux, contemplant la nuit et les étoiles qui scintillaient dans l'air limpide... Sans qu'il sut pourquoi il eut un petit frisson... _________________ Retour aux sources...
 |
|  | | Elisabeth Eidos Directrice d'Elementia

Inscrit le : 02 Juin 2004 Messages : 2626 Carnet du sorcier Humeur actuelle: En bourse: Trait particulier visible actuellement:
| Sujet: Re: Un sapin de noël et sa cavalière Dim 13 Mai - 15:50 | |
| Elisabeth regardait son étole dans le ciel, puis finalement regardait le ciel, oubliant par ses pensées le froid qui lui brûlait les épaules... Elle avait un faible sourire sur les lèvres et semblait toujours un peu déconnectée. Un signe? De quoi... de qui... Alors que la question frôlait ses lèvres, son étole décolla bientôt magiquement, appelée par la baguette d'Edward. Elle le remercia d'un regard et s'enroula dans le tissu magiquement arrangé par ses soins pour qu'il la réchauffe. Elle se sentit mieux et réalisa combien elle avait finalement eu froid. Edward alors parla à son tour. Comme elle il s'avança dans les souvenirs de ce Noël, mais ce n'était pas du même point de vue... Elisabeth sourit car si elle avait momentanément oublié que ce soir là, Edward n'avait pas profité de la fête comme elle même, elle connaissait en général les exemples de ses punitions et de ses "colles". Quand il demanda comment ils avaient pu se rapprocher elle se souvint de ce jeune garçon qu'elle croisait, bien souvent, au abord du bureau de son père. Elle y allait pour parler à ce dernier, l'embrasser, ou lui demander conseil, lui en sortait après un sermon, un avertissement, ou une punition, jamais déraisonnable, mais toujours justifiée. Ils se rencontraient donc souvent, l'un entrant quand l'autre sortait et ce petit jeu leur avait permis de faire connaissance. Elisabeth avait tâché de discrètement à son tour faire revenir Edward dans le droit chemin, même si au fond d'elle, elle aimait le côté rebelle d'Edward et admirait les stratagèmes qu'il utilisait pour parvenir à ses fins. Elle avait même été sa complice, une ou deux fois... Lord Eidos était un homme bon, profondément, mais si Edward avait subit ses douces "foudres", ce n'était en fait que parce que son père devait le savoir bien au dessus de cela. Il ne se serait sans doute pas acharné sur un élève qui n'en valait pas la peine. Seulement, sa façon de surveiller les bêtises d'Edward, et les sermonner, était sa façon de lui afficher son affection. Edward était autant un protégé de son père qu'avait pu l'être Delphin Neptus... lui aussi en avait fait des bêtises... et essuyé des punitions...
Elisabeth écoutait Edward raconter son Noël, et ce qui allait autour. Elle l'avait su puni mais ne se souvenait pas la raison. Elle secouait de temps en temps la tête pour suivre son récit. L'évocation, notamment, du professeur dégarni la fit sourire. Elle eu un flash en revoyant ce professeur qui avait caché son complexe par une perruque se la faire voler, transformer en application de ses propres cours. La transformation d'un objet de la vie courante en crapeau lui avait valu d'avoir le visqueux animal sur sa tête.
La directrice d'Elementia se surprit à pouffer en apprenant la "faute" d'Edward, pendant ce cours de métamorphose et au fur et à mesure, elle se souvint plus précisément. "Je sais bien... il me semble même que c'est là que nous nous sommes parlés vraiment pour la première fois. " murmura-t-elle.
Il servait à la cuisine, oui. Elle l'avait croisé déjà devant le bureau de Lord Eidos et elle se surprit à lui sourire quand il vint, la mine renfrognée, servir à la table des aqua le gâteau magique traditionnel, sous le regard affreusement perçant de Rufus Teignus. Elle l'avait salué et lui avait demandé s'il aimait ce gâteau, discrètement. Elle ne se souvenait plus s'il lui avait répondu mais en tout cas, elle s'était servi une part, et en avait prit une seconde qu'elle avait emmitouflé dans une serviette, lui montrant d'un geste caché que c'était pour lui. Rufus avait vu son petit jeu et avait commencé à l'interpeller en lui demandant pourquoi elle se montrait si gourmande. Elisabeth avait alors répondu qu'elle gardait une part pour la dragonne de son père, sous sa propre demande, ce à quoi le surveillant n'avait rien répliqué, même si il ne devait pas en croire un mot.
Bien après les festivités, elle avait déposé la part de gâteau sur la table de la cuisine, derrière Edward qui s'exténuait à la "plonge". Elle lui avait murmuré un "bon appétit" et était partie se coucher, ayant longuement hésité sur l'idée de relever ses manches à son tour et de l'aider à sa tâche. Elle ne l'avait finalement pas fait... déjà parce qu'elle ne savait si Edward aurait réellement apprécié cette aide et ensuite sachant que si le surveillant l'avait surprise, il l'aurait accusée de complicité "criminelle" et aurait puni non seulement elle, mais encore Ed... qui en avait déjà eu assez!
Elisabeth prit le bras d'Edward, matérialisant dans ce geste le fait que ses souvenirs les rapprochaient toujours un peu plus. Il lui semblait que le caneva de sa vie se refaisait petit à petit. Elle s'était longtemps rappelé tous ces moments, mais depuis des années, rien n'était moins important que ça, prendre du temps pour elle et rêver au passé. Elle s'en était privé, cela était parfois trop douloureux et elle réalisait que, fort heureusement, elle n'avait rien oublié. Alors Edward parla d'elle, de ce qu'elle avait été en entrant dans l'école d'Elementia, dirigée par son père. Elle revoyait effectivement tous ses aspects. Ceux qui l'aimaient, la craignaient, la jalousaient, l'admiraient... Ceux qui détournait ses gestes, ses paroles, les détaillaient toujours, y cherchant la manifestation de quelque chose. La fille du directeur et du pus grand chasseur de crimes magique ne pouvait avoir de la neutralité. Pourtant, elle n'était bien qu'une petite fille, avide elle aussi de magie, de fous rires, d'erreur, de tentatives, de réussites et d'echecs constructifs... Heureusement que tous ces regards différents portés sur elle ne l'avait pas changée.
"Je sais que tout le monde avait son analyse sur moi, mais je n'ai jamais cherché à démontrer quoi que ce soit devant qui que ce soit... à part devant mes professeur, et...lui bien sûr..."
Elle appuya plus fortement sur le bras d'Edward.
"Il faut dire aussi que Erik et Mikaël avait essuyé des plâtres avant moi..." souffla-t-elle avant d'ouvrir des yeux ronds et de sentir sa bouche s'assécher.
Ses frères, cela faisait au moins 7 ans qu'elle n'avait plus pronnoncé leurs noms. Que s'était-il passé pour que affreusement, leur image un instant devienne celle de ces deux grands modèles qu'elle avait vu intégrer Elementia avant elle, et même avant que ce soit directement son père qui en ait la direction officielle. Pendant la scolarité de ses frères, l'école était encore dirigée par leur grand oncle, qiu vieillissait et que son père secondait déjà depuis des années, en parallèle de son combat magique. Ils avaient été aussi jugés, observés, admirés par ceux qui voyaient ce lien du sang comme fondamental. Elle sentit presque le sol s'ouvrir sous ses pieds. Les souvenirs de ses frères la mèneraient bientôt vers la douleur, la faille affreuse de son histoire familiale et elle ne le supporterait pas. Elle qui venait de dire que ces jugements sur elle ne l'avait pas changée, voilà qu'elle voyait ses pensées fuser vers ce qui, en revanche, l'avait anéantie et changée définitivement...
Elle chercha le regard d'Edward et s'accrocha à lui.
"J'aimerai bien être encore cette petite fille rieuse, tu sais..."
Elle regarda vaguement les alentours, réajusta son étole et souffla légèrement sur ses mains pour les réchauffer.
"Rentrons...veux-tu? J'ai froid, et...il faut que nous allions ouvrir la porte à tous ces beaux danseurs qui n'attendent que ça..." Elle lui sourit doucement, laissant cependant voir sur son visage la place à nouveau retrouvé de son masque de circonstance, son expression travaillée, façonnée pour passer partout. Elle n'était plus la petite fille rieuse... _________________ Non, je ne verserai pas une larme papa...
 |
|  | | Edward Elminster Professeur de magie noire

Inscrit le : 30 Juin 2006 Messages : 312 Carnet du sorcier Humeur actuelle: En bourse: Trait particulier visible actuellement:
| Sujet: Re: Un sapin de noël et sa cavalière Dim 13 Mai - 17:52 | |
| Lorsqu'Eli parla de ses frères, Edward sentit qu'elle était émotionnellement ébranlée. Ne sachant que dire ou que faire pour parer à son trouble soudain, le jeune homme ne put que serrer la main de son amie dans la sienne en un geste de réconfort, même s'il lui semblait que ses efforts étaient dérisoires.
Edward avait relevé les yeux aux paroles d'Eli, et il ne se déroba pas à son regard, sachant qu'elle y puisait un certain réconfort. C'était tout ce qu'il pouvait lui fournir pour l'instant. Il ne savait pas ce qui l'avait blessée exactement, il ne pouvait donc pas lui prodiguer les paroles qui auraient pu être adaptées aux circonstances. Il ne pouvait offrir que sa présence seule.
Lorsqu'elle lui proposa de rentrer, il ne fut que trop heureux qu'elle propose de briser cet instant désagréable. Il répondit par un petit signe de tête, ne pouvant que remarquer que l'Eli qui était revenue était celle qui portait son masque de directrice. Il se promit de le lui enlever au cours de la soirée. Il s'en voulait d'avoir fait ressurgir de tels souvenirs. C'était Noël pour tout le monde, y compris pour son amie, et il se jura de lui en faire profiter dignement...
Gardant toujours le bras d'Eli autour du sien, Edward se dirigea vers la salle de bal, sachant qu'ils allaient avoir les regards de toute l'école concentrés sur eux. Telle qu'elle était là, son amie faisait figure de statue de porcelaine plus vraie que nature. Au moins voilà qui risquait de couper court à certaines rumeurs...
(Je te laisse poursuivre à la salle de bal ! Au fait t'as remarqué qu'on a les mêmes initiales ? ) _________________ Retour aux sources...
 |
|  | | Elisabeth Eidos Directrice d'Elementia

Inscrit le : 02 Juin 2004 Messages : 2626 Carnet du sorcier Humeur actuelle: En bourse: Trait particulier visible actuellement:
| |  | | | Un sapin de noël et sa cavalière | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |