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 Ouranos Delikaris, assistant d'Endymion Sélestin

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Ouranos Delikaris

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Date d'inscription : 23/11/2007

Carnet du sorcier
Humeur actuelle: Enthousiaste
En bourse: 500 MA
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MessageSujet: Ouranos Delikaris, assistant d'Endymion Sélestin   Sam 24 Nov - 19:32

Nom: Delikaris


Prénom: Ouranos ("Firmament")


Âge: 27 ans


Emploi: Assistant d'Endymion Sélestin



Baguette magique: longue de 30 centimètres, cœur en bois d'olivier et manche en aulne blanc, elle contient une fine natte noire de Sphinx grec. C'est une baguette au tempérament calme, flexible et très efficace pour les enchantements.


Physique:


D'une taille nettement au-dessus de la moyenne pour ses vingt-sept ans rondement atteints, la silhouette étrangement androgyne d'Ouranos prête souvent à confusion, et, même s'il est habitué à être pris pour une femme au premier abord, il lui arrive de grommeler et de réprimander vertement le fautif –ou la fautive.
Son visage bien dessiné et conservant quelques délicates rondeurs reste la plupart du temps lisse de toutes émotions trop exubérantes –vous tenez là Ouranos le Gros Dur, celui qui fait peur aux petits sorciers. Mais ne vous fiez pas à ce masque marmoréen; la nature profonde d'Ouranos fendille très souvent cette apparence morne et austère, jusqu'à l'en rendre comique, en certains circonstances; il lui arrive de s'agiter sous l'effet de la panique ou de l'exaspération, de pousser des beuglantes mémorables ou d'éclater de rires de stentor, pour, dans la seconde suivante, réintégrer son stoïcisme sculptural comme si de rien n'était. Si son physique laisse les gens dubitatif sur son genre, il lui suffit d'élever la voix pour dissiper tout doute: grave, mais douce comme un ruban de velours que l'on dénoue du bout des doigts, il parle souvent avec une lenteur précautionneuse qui indique son initiation récente à la langue anglaise. En revanche, on l'entendra plus sûrement s'exprimer en un grec précipité sous le coup d'une colère ou d'un instant de panique.
Ses yeux sont d'une teinte bleue pure, presque dérangeante par leur clarté quasi irréelle, et languissent sous une lourde frange de cils blonds qui lui confèrent un air somnolent, sinon rêveur. Malgré ses origines méditerranéennes, Ouranos n'a toujours eut qu'une peau à la blancheur de l'albâtre, nue de toute marque ou cicatrice particulière, et qu'il couvre de nombreuses couches de vêtements pour échapper aux fraîches températures locales.
Ouranos a constamment porté ses cheveux longs, et ils sont donc actuellement d'une surprenante longueur, allant jusqu'à mi-cuisse lorsqu'ils sont lâches. Il en prend un soin relatif, et même s'ils apparaissent exempt de nœuds et autres contrariétés capillaires, ils tombent en une lourde masse sur ses épaules avant de s'écouler le long de son dos et de son torse. D'une couleur blonde cendrée aux reflets parfois argentés, ils sont parfois attachés en chignons complexes constellés de fiches de bois sculpté ou d'autres ornements, de nattes indiennes ou toute autre coiffure élégante, lorsque l'envie ou une quelconque nécessité protocolaire se présente.
Depuis qu'il a quitté la Grèce pour s'installer à Mivia Town, Ouranos a quelques difficultés à s'acclimater et s'est acquis le don de tomber malade et de grelotter lorsque les Anglais se baladent en tenues légères (mais on peut observer le schéma inverse lorsqu'un été caniculaire s'abat sur la région).


Caractère:


Ouranos apparaît au premier abord comme quelqu'un de très étrange –si ce n'est carrément intimidant. Sa haute taille, son allure altière et ses yeux comme délavés n'inspirent pas au premier abord une franche et joyeuse sympathie, mais plutôt une réserve troublée. Ouranos est loin d'être méchant –il est au contraire plutôt bonne pâte, même s'il ne le montre pas tout le temps.
Excessivement rêveur et tête en l'air, il perd très vite le fil de ses pensées et doit souvent s'en remettre à un pense-bête pour se souvenir de ses tâches quotidiennes. Il est d'un naturel plutôt maladroit, et même s'il lui arrive de passer outre sa gaucherie pour endosser l'apparence d'un mage charismatique et sûr de lui, il ne passe pas une seule journée dans la boutique sans tomber une seule fois, en entraînant dans sa chute moult outils, baguettes et parchemins. Ouranos passe parfois pour un fou, tant il semble déconnecté de la réalité, et c'est sans doute pour cela qu'il ne remarque jamais les visages médusés des malheureux élèves qui passent entre ses mains. Avec ces derniers, Ouranos agit avec un curieux mélange de tranquillité ennuyée, d'irritation capricieuse et de bienveillance maladroite. Après une rencontre avec lui, jamais les élèves ne ressentent autant d'admiration et d'amour pour Endymion Selestin et son immuable douceur.
Malgré son caractère volatile, Ouranos reste un homme fondamentalement bon, doté d'un amour profond pour la magie dans ce qu'elle a de plus pur et ancien, un sorcier talentueux et très tendre avec ceux qui lui sont proches –il suffit de le connaître en peu plus pour déceler ces qualités chez lui.
Ouranos, non seulement en temps que fabricant de baguettes magiques mais aussi en temps que simple assistant, voue une admiration sans faille ni limite pour Endymion, qu'il considère le plus sincèrement du monde comme le plus grand sorcier de tous les temps.


Signe Particulier: Son indéfectible accent étranger, sans doute.

Animal de compagnie: une hermine albinos répondant (ou pas) au nom de Note, qui reste souvent juchée sur ses épaules, quand elle n'est pas en train vagabonder entre les étagères de la boutique à la recherche de souris. Il l'a adopté en arrivant à Mivia Town, craignant l'ennui et la solitude dans son nouveau foyer.


Histoire:


Les collines qui bordaient le Sanctuaire étaient pour la plupart couvertes d'oliveraies. Leurs troncs épais, sombres et écailleux se tordaient comme des corps meurtris par l'âge et les vents aux parfums de sel. Leurs feuillages dansaient, bruissaient et se confondaient à son oreille au chant de la pluie.
Ouranos leva les yeux –très légèrement, car le soleil l'éblouissait-, et prit le temps d'observer ce versant de colline qu'il avait l'habitude d'arpenter.
L'endroit était beau, pourtant. Beau et calme. Le petit chemin qui serpentait au milieu du verger était de terre claire, comme du sable, et décrivait une pente douce quoique quelque peu glissante. L'herbe autour était haute mais clairsemée, par endroit sèche, et à intervalle régulier s'élevait les arbres aussi vieux que le Sanctuaire lui-même, de vraies sentinelles qui gardaient l'accès à ce lieu indissociable du domaine magique de Santorin.
Le sorcier avançait d'un pas tranquille, l'esprit ailleurs. Il portait une ample tunique de lin blanc, au col large et fendu sur sa clavicule et ceinturée par une simple cordelette de cuir, un ample pantalon de toile blanche et ses spartiates de cuir. Son opulente chevelure blond cendré dansaient entre ses omoplates et de sempiternelles mèches venaient manger ses tempes et ses joues.

Lorsqu'il atteignit le bassin de verdure enclos de plusieurs petites collines, son regard se perdit l'espace d'un instant sur le paysage qui s'offrait à lui dans toute sa féroce et chaste beauté. Au milieu de ces herbes et des asphodèles qui ondoyaient comme une pelisse aux reflets argentés sous la brise, gardés par les silhouettes des ifs échevelés aux branches desquelles flottaient quelques rares rubans blancs, s'étendaient la multitude de stèles blanches et sobres du cimetière.

"Kalimera, Ouranos."

Le sorcier se tourna vers le sphinx installé nonchalamment entre les diverses stèles, à l'ombre d'un large olivier. La tête féminine de la créature lui adressa un sourire étrange tandis qu'il s'approchait respectueusement, avant de s'asseoir dans l'herbe tendre, à côté de lui.

"Kalimera."

Le sphinx fit bruisser machinalement ses ailes blanches mouchetées de noir, avant de faire d'une voix suave:

"Tu t'en vas?
_Oui, je venais te faire mes adieux Meara.
_Tant de considération pour moi, j'en suis honorée."

Le sorcier grec imita le sourire du sphinx, puis laissa son regard azuré se perdre dans le paysage silencieux. La créature observa l'espace d'un moment un silence tranquille, puis secoua sa tête humaine encadrée de fines nattes noires terminées par autant de perles de couleurs, avant de demander d'une voix basse:

"Santorin ne va pas te manquer?
_Si, certainement."

Le jeune homme laissa ses doigts jouer avec le komboloï accroché à sa ceinture, et se laissa imperceptiblement aller contre le corps léonin de Meara. Bien sûr que son île natale allait lui manquer; mais il avait déjà effectué bien de courts voyages lors de sa formation à la fabrique de baguette magique, et il n'avait que peu de réticences à laisser toute sa famille ici pour plusieurs années. Son grand frère, Minos, avait repris les rênes de la boutique de baguette que la famille Delikaris entretenait depuis des siècles; lui, en tant que cadet de la fratrie de quatre enfants, avait eut la liberté de choisir sa propre voie. Après ses brillantes études de sorcellerie au Sanctuaire d'Athènes, il s'était vu offrir la chance de travailler comme assistant de Sélestin Endymion, le fabricant de baguette magique dont ses parents et ses grands-parents lui avaient si souvent vantés les mérites.

"Mais je ne regrette pas mon choix. C'est une véritable aubaine."

Ouranos plissa légèrement ses lèvres, puis se tourna légèrement pour contempler le profil altier du Sphinx grec. Ce dernier l'observait également, du coin de ses fins yeux noirs, puis finit par froncer les sourcils, sachant d'expérience que ces regards insistants de la part du jeune humain n'auguraient jamais rien de bon.

"Tu sais, toi aussi tu vas me manquer, Meara."

A peine le Sphinx eut-il le temps de digérer cette déclaration pour le moins incongrue, il sentit les lèvres fines d'Ouranos se poser comme un papillon blanc à la commissure de siennes, qui se crispèrent sous la surprise.
Un coup de patte grognon mit un terme expéditif au baiser, et envoya le fabricant de baguettes bouler dans les hautes herbes.

"Aïeuh!
_J'ai une dernière énigme pour toi, Ouranos Delikaris:


"Je suis le blé et le sel de la terre
Je peux compter le temps
Sombrer dans la folie
Ou tomber en poussière."



Le jeune homme se redressa sur ses coudes, la mine boudeuse, puis passa une main dans sa tignasse blonde. Mais il était déjà toute ouie: Merlin savait à quel point il adorait les énigmes –ce qui expliquait qu'il eut suivi toute son enfance ce sphinx bougon qui logeait dans le cimetière du village. Il était depuis assez doué pour ce genre de petites devinettes.

"….Un grain?"

Meara haussa hautainement son menton, drapée de toute sa dignité froissée, et répondit d'une voix catégorique:

"Et c'est exactement ce que tu as, là-haut (il pointa la tête d'Ouranos d'une griffe). Un grain."

Ouranos éclata de rire. Il était sans doute aussi fou que le prétendait Meara, mais la vie n'était que plus belle une fois sertie de ce tout petit grain de couleur criarde –mais ça, il ne voulait pas s'aventurer à l'expliquer au sphinx –il ne se souvenait que trop bien de la fois où il s'était acharné à la convaincre que, si elle avait eut les plumes roussies par une déflagration, c'était juste sa toute première manifestation de magie et non un attentat contre sa personne. Meara était une créature retranchée dans ses convictions et ses jugements premiers.
Ce ne fut que lorsque ses deux jeunes sœurs Uranie et Ophélia vinrent le chercher qu'il se décida à mettre un terme à sa visite d'adieu. Il avait le cœur léger, quoiqu'un peu pincé à l'idée que plusieurs mois s'écouleraient avant qu'il ne revoie ses proches.
Il s'écoula à peine une semaine avant qu'il ne se retrouve avec armes et bagages à Mivia Town, emmitouflé dans ses manteaux, ses yeux bleus plantés dans ceux, pâles et emplis de toute la douceur de l'univers, d'Endymion Sélestin.
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